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Cahier de l'été CSRD 2026: le bilan ESG de la rentrée

Cet été, cinq normes ESRS sont passées sur ce blog : climat, effectifs propres, conduite des affaires, double matérialité, taxonomie. Je referme la série avec une sixième, la biodiversité, et un bilan d'ensemble avant l'exercice 2027.

Temps de lecture estimé : X min

Sommaire

‍Six normes, un été

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Fin juin, j'ouvrais cette série avec un article sur les trois refontes de la CSRD en trois ans.

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L'idée était la suivante : suivre, norme après norme, ce que change réellement la révision du 3 juillet 2026 par rapport à ce qui était en vigueur jusque-là. L'été est passé, la révision est adoptée, et il reste un standard qu'on n'avait pas encore traité. C'est l'occasion de faire les deux en même temps : couvrir la biodiversité et regarder ce que la simplification a produit sur l'ensemble des normes suivies depuis juin.

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ESRS E1, la trajectoire climat toujours suspendue au Scope 3

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La norme climat a gardé son exigence centrale : une trajectoire de décarbonation alignée sur les scénarios climatiques reconnus. Sur le Scope 3, la révision n'introduit pas d'allègement propre à cette donnée : seule s'applique la clause générale qui permet de ne publier que l'information disponible sans coût ni effort disproportionné - un principe déjà existant, pas une nouveauté de 2026.

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Ce principe reste nécessaire : selon EcoVadis, seules 19 % des entreprises publient leurs données Scope 3 amont. La norme fixe l'ambition, la donnée manque encore pour la tenir.

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ESRS S1, un chantier repris deux fois en un an

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Les effectifs propres ont connu deux textes en un an.

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L'acte délégué « quick fix » de juillet 2025 a d'abord ouvert un allègement pour les entreprises déjà soumises à la CSRD, qui peuvent omettre certaines données (non-salariés, situation de handicap, une partie des indicateurs santé-sécurité, équilibre vie professionnelle-personnelle, dialogue social hors zone économique européenne, protection sociale, formation).

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La révision de juillet 2026 reprend ce même allègement, limité à la première année de reporting, avec un texte resserré et des définitions clarifiées, sans y ajouter de nouvelle dispense. Deux versions, une seule mesure de fond.

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ESRS G1, la norme la moins bousculée

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La conduite des affaires garde ses trois sous-thèmes intacts :

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  • culture d'entreprise et anticorruption,
  • influence politique,
  • pratiques de paiement fournisseurs.

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Deux ajustements ciblés : l'exigence sur le lobbying se limite désormais aux activités et dépenses matérielles, et l'indicateur sur les pratiques de paiement remplace le délai moyen de paiement par les conditions contractuelles et le taux de retard, avec un accent sur les PME.

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G1 reste la seule norme ESRS dont la cible peut rester qualitative, sans obligation de la chiffrer.

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Double matérialité, des progrès inégaux

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L'analyse de double matérialité montre un exercice qui mûrit sans se stabiliser.

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91 % des entreprises ont mis à jour leur analyse en deuxième année, mais 7 sur 10 n'ont consulté aucune partie prenante externe pour le faire. Le nombre moyen d'enjeux IRO identifiés a baissé de 52 à 40 d'une année sur l'autre, un resserrement qui peut refléter une meilleure priorisation ou une lecture plus superficielle du sujet, selon la manière dont l'exercice a été mené.

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Taxonomie européenne, l'allègement le plus net

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La taxonomie reste la norme la plus retravaillée par la simplification : réduction de 64 % des points de données pour les entreprises non financières, et de 89 % pour les établissements de crédit, avec un seuil de matérialité de 10 % qui exempte les activités marginales.

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Les entreprises peuvent différer d'un an l'application du nouveau régime et conserver l'ancien en intégralité pour l'exercice 2025, sans possibilité de panacher les deux.

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ESRS E4, la biodiversité sort partiellement du radar

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Restait la biodiversité, seule norme de la série encore non traitée sur ce blog. Deux textes s'appliquent ici aussi. Le « quick fix » de juillet 2025 permet aux entreprises de première vague d'omettre intégralement E4 (avec S2, S3 et S4) pour les exercices avant 2027, sans condition de seuil, à condition de garder le sujet dans l'analyse de matérialité et de fournir une information simplifiée s'il s'avère matériel.

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Sur les effets financiers anticipés, la révision ne modifie pas E4 en particulier : l'obligation de les chiffrer relève d'une exigence transversale (ESRS 2), applicable à tous les sujets matériels, biodiversité comprise. Cette obligation n'a pas disparu du texte, elle reste différée : l'information quantitative peut être omise jusqu'à l'exercice 2028 ou 2030 selon la catégorie d'entreprise.

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E4 reste une norme matérielle pour beaucoup d'entreprises, notamment celles exposées à des chaînes de valeur agricoles ou forestières, et l'obligation d'en traduire l'impact en euros reste due, seulement reportée dans le temps.

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Le bilan, avant l'exercice 2027

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Six normes passées en revue depuis juin, un point commun : la révision de juillet 2026 retravaille la formulation de la CSRD et ses seuils d'accès, sans toucher à son architecture. Les entreprises qui préparent l'exercice 2027 gagnent du temps sur certaines données et en perdent sur d'autres, la double matérialité restant l'exercice le moins standardisé de tous.

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Sur ce terrain, la difficulté n'est plus de connaître la norme. C'est de tenir la collecte des 3 500 points de données qu'elle mobilise, standard après standard, sans repartir d'un tableur à chaque révision. C'est précisément ce que nous construisons avec Harnest, un ERP extra-financier pensé pour absorber ce type de changement sans recommencer la collecte à zéro.

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La série s'arrête ici pour l'été. La prochaine échéance, elle, ne bouge pas : premier exercice sous ESRS révisées en 2027, première déclaration correspondante en 2028.

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Toute la série, en un coup d'œil

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