MCP : le nouveau langage commun des machines et des IA
L’informatique a déjà connu des ruptures fondatrices, comme l’arrivée de TCP/IP qui a permis aux machines de dialoguer. Avec l’essor de l’intelligence artificielle et des agents autonomes, un nouveau défi émerge : doter les organisations d’un langage commun non plus pour échanger des données, mais pour coordonner des capacités, des actions et des systèmes entiers. Cette évolution concerne directement les enjeux ESG et RSE, où la fragmentation des outils, les intégrations coûteuses et le reporting par email créent encore trop de frictions. MCP, le Model Context Protocol, ouvre la voie à des architectures conversationnelles où les agents peuvent collecter, valider, contextualiser et partager des informations extra financières de manière fluide et fiable. Cet article explore pourquoi ce changement est décisif pour moderniser le pilotage de la durabilité et permettre enfin un reporting cohérent, automatisé et souverain.
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Les grandes révolutions technologiques ne sont jamais de simples chocs : ce sont des réécritures. L’histoire de l’informatique en fournit une illustration parfaite.
Il y a 50 ans, TCP/IP a donné naissance à l’Internet moderne en permettant aux machines hétérogènes de communiquer entre elles. Aujourd’hui, avec l’essor de l’IA générative, une nouvelle question émerge :
Comment faire dialoguer non seulement des machines… mais aussi des capacités, des agents intelligents, des systèmes distribués, des applications et des données fragmentées ?
C’est exactement ce que propose MCP – le Model Context Protocol : Un langage commun pour orchestrer, connecter et activer des intelligences multiples.
De TCP/IP à MCP : un changement d’échelle
TCP/IP a standardisé la transmission des paquets. Les API ont ensuite standardisé la circulation des données.
MCP standardise désormais la circulation des intentions et des actions.
Là où une API impose un format figé, un endpoint, un contrat strict, MCP définit des “resources”, des “tools”, des “prompts” : des capacités déclarées par un service, qu’un agent peut invoquer de manière dynamique, intelligente, contextualisée.
Autrement dit, MCP ne fait pas “parler” les systèmes : il les rend actionnables.
C’est un protocole pensé pour l’ère des agents autonomes, de la modularité, de la collaboration homme-machine. Et surtout, un protocole capable d’évoluer, selon les besoins, de manière organique.
Le cadre “Reshuffle” : quand les systèmes deviennent conversationnels
Dans son ouvrage Reshuffle, Sangeet Paul Choudary décrit un monde où les entreprises se recomposent autour de trois principes :
1. Modularité
Les organisations doivent se concevoir comme un assemblage de composants interchangeables. MCP met cela en pratique : un service expose ses capacités comme un module plug-and-play qu’un agent peut appeler à la demande.
2. Capacités plutôt que données
“Ce qui compte n’est plus l’information, mais ce que vous pouvez en faire.” C’est l’un des mantras de Reshuffle.
MCP transforme exactement cette philosophie en architecture : L’agent ne reçoit pas de données ; il dispose de la capacité de poser des questions, d’agir sur un système, d’exécuter une fonction.
3. Dialogue continu entre hommes, machines et agents
Reshuffle insiste sur la nécessité de repenser les interactions. Les entreprises doivent devenir des « systèmes conversationnels ».
MCP est la couche qui rend ce futur possible : un protocole où agents, humains et logiciels interagissent naturellement — sans friction, sans traduction artisanale, sans passerelles bricolées.
Pourquoi MCP compte pour les entreprises ?
Parce qu’il répond à trois douleurs récurrentes :
1. La fragmentation logicielle
ERP, CRM, outils ESG, data warehouse, SIRH, outils internes…
Aujourd’hui, très peu d’entreprises savent réellement orchestrer tout cela.
2. Les intégrations lourdes et coûteuses
Chaque connecteur coûte du temps, de l’argent et de la maintenance.
3. Le reporting par email — la pire technologie encore massivement utilisée
Les reporting ESG, financiers, de compliance, de supply chain, de qualité finissent encore généralement par des :
- PDFs envoyés par email,
- fichiers Excel divergents,
- ressaisies manuelles,
- pertes d’information.
Zéro continuité opérationnelle, zéro auditabilité, zéro fiabilité.
MCP change cela en permettant un dialogue agent-agent, piloté par les intentions métier.
MCP + Harnest : une vision très concrète
Chez ASCEND Tech, notre conviction est simple : l’avenir du reporting, c’est l’interaction entre agents.
Un agent Harnest peut demain :
- demander automatiquement une donnée,
- valider sa cohérence,
- la contextualiser dans une taxonomie,
- la retranscrire dans un référentiel (CSRD, VSME, ESG2, EDCI, ISSB…),
- déclencher une action dans un autre système,
- ou interroger un fournisseur via un canal MCP.
Plus besoin d’excel, d’e-mail, de transferts manuels, de copier-coller. On passe d’un reporting “à la main” à une architecture vivante, cohérente, cohésive et automatisée.
Cela résonne parfaitement avec la perspective de Reshuffle : transformer l’entreprise en un réseau de capacités intelligentes, orchestrées par des agents plutôt que par des humains épuisés par les tâches répétitives.
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