Données extra-financières : l’actif de gouvernance que vous ne pouvez plus ignorer
L'année 2025 a imposé aux dirigeants d'entreprises de taille intermédiaire (ETI) un climat d'incertitude marqué par l'instabilité et la pression sur les marges. Dans ce contexte, la durabilité est souvent perçue comme un centre de coûts ou une option secondaire, une simple "vitamine" pour le long terme. Pourtant, comme le souligne Sabine Lochmann dans sa chronique pour Les Echos du 23 janvier dernier, l'aveuglement sur ces données constitue un risque stratégique majeur.
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L'archipel des données : le risque de l'invisible
Alors que la donnée financière bénéficie de la rigueur des systèmes ERP, la donnée extra-financière est trop souvent dispersée dans un "archipel" de fichiers Excel et d'enquêtes ponctuelles.
- Ce manque de structure empêche un suivi des risques aussi rigoureux que celui du cash-flow ou du besoin en fonds de roulement (BFR).
- Sans système de référence unique, les dirigeants pilotent une partie de leur stratégie dans l'ombre.
Transformer la CSRD en levier de performance
La mise en conformité avec la directive CSRD ne doit pas être vécue comme une simple obligation de reporting. Elle représente une opportunité de basculer vers une gestion par la donnée :
- Un actif de gouvernance : En structurant ces informations, elles deviennent un outil d'aide à la décision pour les investissements, les achats ou la gestion des talents.
- Un avantage comparatif : Les outils de reporting permettent de limiter les risques réputationnels et de répondre précisément aux exigences des investisseurs.
Vers un "système de vérité" unifié
Pour intégrer réellement la durabilité au cœur de la stratégie, Sabine Lochmann préconise une approche structurante :
- Cartographier les flux : Identifier les sources de données (climat, RH, éthique, cybersécurité, etc.).
- Responsabiliser : Désigner, au sein de la direction, le garant de la cohérence de ces informations.
- Unifier l'architecture : Migrer vers un système capable d'alimenter aussi bien les rapports réglementaires que les arbitrages opérationnels.
« Si notre ERP financier tombait en panne, nous serions tous inquiets. Alors pourquoi n’en serait-il pas de même en matière extra-financière ? » - Sabine Lochmann.
Pour aller plus loin :
- Consultez l'article complet sur Les Echos.fr.
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