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Souveraineté

Ascend Tech participe au groupe de travail EuroDéfense France sur le financement de la BITD

La souveraineté européenne ne se décrète pas, elle se finance. Alors que de nombreuses entreprises de la Base Industrielle et Technologique de Défense affrontent des tensions économiques majeures, un enjeu devient central : comment assurer durablement la robustesse de notre chaîne de valeur, de la PME au grand groupe, dans un contexte géopolitique instable. Ascend Tech a participé au dernier groupe de travail EuroDéfense France consacré au financement et à l’assurance de la BITD. Une initiative qui rapproche enfin les mondes de la Défense, de la finance et des territoires, avec un objectif clair : bâtir des solutions concrètes pour renforcer la compétitivité et l’accès aux financements des acteurs industriels qui portent notre souveraineté.

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Sommaire

Un groupe de travail stratégique pour renforcer le financement de la BITD

Face aux difficultés croissantes rencontrées par de nombreuses entreprises de la Base Industrielle et Technologique de Défense (BITD), dans un contexte économique sous tension, EuroDéfense-France a lancé en septembre un groupe de travail dédié au financement et à l’assurance de la Défense.

Cette association rassemble d’anciens hauts fonctionnaires civils et militaires, des cadres dirigeants et des chercheurs engagés pour une défense européenne plus autonome et plus stratégique. A l’heure où la souveraineté en matière de défense est aussi intimement liée à la souveraineté énergétique, il est urgent d’accélérer les différents accès au financement de ce secteur afin de préserver nos actifs et surtout renforcer la robustesse de notre chaîne de valeur française et européenne.

L’objectif de ce groupe : élaborer des propositions innovantes destinées aux autorités françaises et européennes pour renforcer la compétitivité, la valorisation et faciliter l’accès aux financements des entreprises de la défense en France et en Europe. Il réunit pour cela des experts issus de la finance, de l’industrie et des institutions publiques, ainsi que des chercheurs en économie.

Qui sont les entreprises de la BITD ?

La BITD comprend 4 500 entreprises environ, dont :

  • 800 identifiées comme stratégiques ou critiques
  • 220 000 emplois

Le "portrait-robot" d’une entreprise de la BITD est une PME d’environ 50 employés, réalisant 6 à 8 millions de chiffre d’affaires dont moins de 20 % pour le secteur de la défense.

Les financements actuels du secteur proviennent de sources diverses publiques et privées, parmi lesquelles :,

  • 37 Mds € des banques
  • 20 Mds € d’investissements directs et indirects des assureurs
  • 40 Mds € de la Caisse des Dépôts et des Consignations
  • et 1 Md€ de Bpifrance.

Porter la voix des PME de la BITD et rapprocher finance, défense et territoires

J’y suis intervenue le 26 novembre dernier pour rappeler la nécessité d’entendre les retours des PME qui composent 80% des 4500 entreprises référencées de la BITD. Le groupe de travail souhaite en effet engager un dialogue direct avec les entreprises de la BITD en région, en parallèle du travail conduit avec chacun des syndicats professionnels (GIFAS, GICAT, GICAN, EVOLEN en particulier)  afin de mieux comprendre leurs contraintes réelles et de faciliter, à terme, leur accès aux dispositifs de financement et d’assurance.


Cette initiative contribue à rapprocher les mondes de la Défense, de la finance et des territoires et à poser les bases de solutions concrètes au service de la souveraineté européenne.

En effet, les PME de la BITD ont besoin de renforcer leurs bilans souvent peu capitalisés, avec des marges plus faibles et des ratios d’endettement plus élevés que les entreprises comparables, pour pouvoir investir et absorber les cycles longs de commande. 

Elles ont aussi besoin de financer des machines, des lignes, relocalisations, automatisation, capacités munitions / missiles / composants, souvent avec des tickets de plusieurs millions d’euro par site. Très tendues en matière de BFR (besoin en fonds de roulement), elles ont aussi besoin de financer des cycles d’exploitation allongés (délais entre commande, production, qualification, paiement), notamment pour les sous‑traitants dépendants de quelques grands donneurs d’ordres. 

Enfin, et sans que la liste ne soit limitative, elles doivent aussi trouver des solutions rapides, flexibles, adossées aux grands donneurs d’ordres pour absorber les pics de commande, les retards et l’allongement des cycles (affacturage, préfinancement de factures, plateformes type Defacto). Sans oublier leurs besoins en financement permettant la mise à niveau en cybersécurité, la conformité ITAR/EAR, le contrôle export, l’assurance RC/produits et couvertures liées aux contrats export (crédits acheteurs, garanties)

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